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Affichage des articles du mai, 2012

LE ROYAUME D'UTOPIA. Surréalisme d'écriture automatique

(Essai d'écriture automatique prôné par R. Queneau.)
Lâchement muré dans un silence méprisant, le roi bourreau avait exilé quelques êtres, qu'il avait usé après avoir décapité ceux qui lui faisaient de l'ombre. Roi en toute puissance d'un petit royaume nommé Utopia. Il exécutait sa justice personnellement, se prenait pour la justice et n'était magnanime qu'envers lui même.
Une dame à la veste de couleur orange descendit de la diligence et vint rencontrer le curé des paroisses pour demander un exorcisme. Lequel lui fut refusé car non fondé. A peine la troupe l'avait elle vue, que les soldats concasseurs l'enfermèrent avec un jeune homme fautif de de ses illusions. On les enferma dans un vieil autobus jaune sale et vide qui ne servait à rien, et dont on se demandait encore qui l’avait amené là et pourquoi. Tout juste enfermée, la femme se déshabilla. Aussitôt nue elle déploya deux grandes ailes de mousseline noire qu'elle cachait sous sa veste colorée. El…

Je peins. Haïku

Ma muse sourit
Ma toile est paradis Image sublime

L'étang, poème Tanka.

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Couleurs sur l'étang
Lever du soleil de mai
Beauté d'un matin
Beauté des reflets dans l'onde
Entendre les chants d'oiseaux

Autre temps (Haïku)

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Remonter le temps,
Dans la volupté printemps,
A nouveau enfant!

J'aime...

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J'aime

un enfant qui sourit,
rencontrer un vieil ami!
lire un vieux livre jauni,
m'asseoir sur l'herbe à midi,
sentir la fragrance du lilas joli,
le partage sans attendre de merci.

J'aime

flâner dans les villes du midi,
marcher au bord de la mer, pardi,
courir sous la pluie vers un abri,
me promener dans les bois fleuris,
voir des mésanges nourrir leurs petits,
la campagne et caresser les blés en épi,

j'aime

les visages épanouis,
les gens des villes d'ici,
ceux des villes de la-bas aussi,
me coucher avec toi le soir au lit,
tes "je t'aime" quand tu me les dis,
et  plus encore quand tu me les redis! 

Le bricoleur

Haut comme trois pommes, 
il était l'as du coloriage, 
dans son coin, bien sage, 
comme un ange en somme. 

Quelque temps plus tard, 
l'école lui trouva le bel âge 
de faire plein de jolis collages. 
Trop de ravages le mirent à part. 

De ludiques réalisations, 
en créations apocalyptiques, 
aux études, devenu allergique, 
du bricolage, il fit sa passion. 

Du marteau, il passait aux pinceaux. 
Ses idées, il les concrétisait. 
Mais personne n'en voulait, 
mal faits, ses objets, pas beaux! 

Désespéré, il voulut tout jeter un soir. 
Mais un passant avisé les lui acheta. 
Cet homme de la ville, artiste le jugea. 
Artiste, il l'était mais sans le savoir!

Quand il pleut...

Nuages percés, il pleut à verse,
Les oiseaux ne chantent plus,
Et les gais maçons non plus,
Chantier bloqué par l'averse.

Près de là, une taverne exhilarante,
Les ouvriers, loin d'être abstème,
Ont trouvé la solution au problème,
On boira sec, la serveuse est avenante.

On boit, on glose sur tout, sur rien!
De la bière, bière, le temps passe et passe!
Bien boire, et boire avant qu'on ne trépasse!
Entre copains, on est si bien, trop bien.

Tombe la nuit, dialogues abscons,
Ronds comme des billes, beurrés,
Nos macons complètement bourrés.
Le café ferme, dehors les garcons!

Le der dans ses poches fouille,
Plus un franc, il ne peut rentrer,
Qu'à pieds, tout marri qu'il pleut,
Et que, quand il pleut, il mouille!

Kolwézi, R.D.C. (Haïku).

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Retourner la-bas?
Dans le sud du Katanga,
Congo, mon  rêve!

Le printemps.

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Très tôt ce matin,
sur le pas de ma porte,
le soleil dessine
tout un ensemble
d'ombres et de lumières,

Les gouttes de pluies, perles
venues cette nuit, étincellent,
s'accrochent aux jeunes feuilles
du cerisier tout proche.
Elles irradient sous les rayons.

Au bout du jardin fleuri,
Une pie et un pigeon,
se disputent un quignon.
Devinez qui l'emportera?
Trop gentil, notre pigeon.

Et pendant ce temps,
volent en zigzaguant,
les mésanges nourrissant
leurs nombreux enfants.
C'est le printemps!