Ma rue, ce roman !




Un "père Goriot" habitait notre rue,
Vêtu d'habits élimés, témoins d'un passé,
Il mourut dans son vieux divan, sans déranger.
Ses filles en ville, avaient position en vue !

Non loin de là, trimait une pauvre Cosette,
Rien qu'une enfant de dix ans prenant tout son temps,
D'élever les petits délaissés des parents,
Occuper à planer et jouer aux vedettes.

La Callas adore chanter les jours et nuits,
Lors du défilé permanent de ses amants,
Quand le silence nous revient subitement,
De l'époux soldat, on devine le retour.

Le lendemain des funérailles de son homme,
l'élégante voisine cache mal sa peine,
De devoir jouer le rôle de Madeleine.
Ses seules larmes, étant de joie pour sa pomme.

Dans le haut de notre rue, c'est la cage aux folles,
Lorsque madame part pour sa journée de travail,
Mari et ami mettent son lit sur les rails.
Tout le monde s'en fout, personne ne s'affole.

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