LA RETRAITE,


Elle boit le sang des braves, terre rougie,
Horreur des cadavres à moitié enterrés,
Odeur de mort glaçant d'effroi blessés qui prie.
Ils ont perdu fière allure ces affligés.

Dans les charges répétées, corps labourés,
Dans les beaux uniformes, larges meurtrissures,
Détresse dans les cris des mourant armés,
l'honneur du drapeau dans la pire flétrissure.

Mais l'honneur des soldats devant leur destinée,
N'altère pas crainte, ni honte de défaite,
Ils voulaient victoire, elle s'est envolée,
Il faut sauver sa peau, opérer la retraite.

Vaincus, il faut fuir le champ de la bataille,
Laisser dans leur sang vermeil, ceux qui sont tombés,
Un jour bientôt, on y refera de la paille,
Elle renfermera un peu des oubliés.

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