LE VIEUX CIMETIERE.





Le vieux cimetière et ses tombeaux,
Vaincus par l'âge usant les caveaux,
Ont oubliés les noms de ces personnes
Qu'ils contiennent et que l'on abandonne.

Par pluies et vents, épitaphes trahies,
Du temps, gommées par ses avanies,
Tout comme les habitants de ces lieux
Étant mémoires d'esprits oublieux.

Folie de se croire irremplaçable,
Insensés s'estimant inoubliables,
Pauvres et fiers jusque dans la pleine terre,
Ou bien orgueilleux même sous la pierre.

Esseulés dans l'oubli, tombes sculptures,
Ces monuments formant des sépultures,
Ou ces mausolées choquants d'antan,
Ou croix de bois vermoulus sans argent !

Qu'ils soient pauvres gens, ou gens très riches,
Délaissés en terre sacrée en friche,
De la nature devenus gardiens,
Veilleurs saugrenus d'amours bienvenus.

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