PURGATOIRE.


Par la fièvre englacé, je me suis promené,
Dans les noirs ravins de la mort, j'ai erré,
Je suis un homme blessé cherchant à se relever,
Et chaque jour est une montagne à escalader.

Mes voyages nocturnes sont tous cauchemars,
J'y vois la mort me transperçant de part en part,
La gueuse joue avec moi, attendant à tout hasard,
Que lézardé de douleurs, s'écroule mon rempart.

Dès l'aube, trempé de sueur, je répare mes murs,
Epuisé chaque matin, j'en colmate les fissures,
On ne s'habitue guère à la souffrance qui dure,
On ne peut que se battre et garder l'esprit sûr.

Dans un monde à la Jérôme Bosch, ce soir encore,
Je serai invité à sombrer dans un univers de mort,
Il me faudra prier et faire face à ce mauvais sort,
Brûlant mes forces pour revenir à bon port.

Exténué mais non résigné, encore je grimperai,
Demain, la même montagne sans rechigner.
La nuit prochaine, rêverais je enfin de gagner,
Pour le matin, vivre et me déhâler du danger.

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